Quand quelque chose ne va pas — fatigue, maladie, douleur, mal-être —
notre premier réflexe est presque toujours le même :
👉 traiter le symptôme.
On cherche ce qui ne va pas maintenant.
On veut que ça s’arrête.
Vite. Ou on se love dedans gaiement.
Mais si le symptôme n’était pas le problème…
Et s’il était simplement l’effet visible d’autre chose ?
Le corps comme messager, pas comme ennemi
En début de semaine, mon corps a parlé fort.
Très fort même : grippe + orgelet.
J’aurais pu m’arrêter là.
M’identifier à l’état.
Me raconter l’histoire classique :
« Je suis malade, je n’ai pas d’énergie, ça tombe mal, évidemment… »
Et puis cette phrase intérieure est apparue :
👉 Tu confonds effet et cause.
Ce que je vivais dans mon corps n’était pas la source.
C’était la conséquence.
Faire un pas de recul au lieu de lutter
Alors j’ai arrêté de lutter contre ce qui était là.
J’ai fait un pas de recul.
Et j’ai écouté.
Sous les symptômes, il y avait :
– de la tristesse
– de la colère
liées à un événement vécu quelques semaines plus tôt…
et soigneusement mis de côté.
Mentalement, c’était “réglé”.
Corporellement, non.
Quand le corps termine ce que le mental a évité
Le corps ne fonctionne pas en déni.
Il ne fait pas semblant.
Il termine les processus que nous interrompons.
Ce que je n’avais pas pris le temps de ressentir,
il l’avait gardé en mémoire.
Mon état physique n’était pas un bug.
C’était un processus de digestion émotionnelle en cours.
Accueillir change tout
J’ai simplement accueilli.
Sans chercher à comprendre.
Sans vouloir “travailler sur moi”.
Accueillir, ici, c’était :
– reconnaître ce qui était là
– laisser traverser
– arrêter de me raconter que “ça va”
Et là, quelque chose s’est recentré instantanément.
Retour à moi.
Retour au calme.
Retour à la paix.
Effet dissipé, cause reconnue
Le lendemain matin, au réveil :
plus de grippe.
plus d’orgelet.
Pas parce que j’ai “fait quelque chose”.
Mais parce que j’ai arrêté de confondre.
Le symptôme était l’effet.
L’émotion non accueillie était la cause.
Ce que cette expérience nous rappelle
Le corps n’est pas contre nous.
Il est précis.
Intelligent.
Et profondément loyal.
Il parle quand quelque chose n’a pas été entendu.
Il ralentit quand on est allé trop loin.
Il manifeste quand on a mis sous le tapis.
La vraie question n’est donc pas :
👉 Comment faire disparaître le symptôme ?
Mais plutôt :
👉 Qu’est-ce que mon corps est en train de m’aider à traverser ?
